mardi, 17 août 2010

Il y a un an jour pour jour!

Afrique du Sud 003.jpg

17 août 2009, Strasbourg!

Drôle de nuit, drôle de réveil, non ce n'est pas l'alarme pour aller travailler, mais bien le grand départ qui s'annonce! En une demi-seconde on a les yeux grands ouverts, bien que l'on ne les a pas vraiment fermés de la nuit!

Aujourd'hui on peut l'admettre, de J-3 au jour J, ce n'est pas vraiment que du bonheur mais plutôt que des angoisses!

Nous n'avons plus de voiture, plus d'appartement, tous les abonnements sont arrêtés, le boulot, c'est fini! Nous faisons les sacs, qu'est-ce qu'on emmène? Ben finalement pas grand chose puisqu'il faut porter tout, donc le minimum c'est le mieux! Olivier qui a failli partir sans aucun t-shirt à manche courte, au dernier moment il se dit au moins un, à 35 degrés les manches longues c'est pas forcément nécessaire. Sophie qui s'apprête à repasser les habits, heureusement Vanessa est là pour nous rappeler que dans le sac ils vont de toute façon être froissés, en plus en un an faut pas s'imaginer qu'on va trouver des fers à repasser!

Skype?! C'est quoi, inconnu au bataillon! A la pointe de la technologie, Lisa nous ouvre un compte H-24!!! On a tout, c'est sur? Allé, on redéfait les sacs pour tout vérifier, on reprend notre précieuse liste d'or, ça a l'air bon! Olivier va faire un dernier tour à l'Orangerie en solo pour dire au revoir aux lieux! Sophie vérifie, revérifie et re-revérifie les papiers, les passeports, les assurances, le fonctionnement du blog...

Autant le dire, plus on avance et plus c'est la panique! Depuis des mois, nous préparons notre départ et au moment fatidique le trouillomètre est à zéro. C'est pas possible, on va vraiment le faire?

En effet, à ce moment précis, on réalise que nous quittons notre petite vie bien tranquille pour l'inconnu. Devant nous, une année, et on ne sait absolument pas ce qui va nous arriver. Nous avons le sentiment de nous mettre en danger, parce qu'on ne sait pas où l'on va!

RDV est donné à 7h du matin, pour les fidèles qui nous accompagnent à notre premier vol. Croissants, rigolades, nous partageons ensemble, nos derniers instants un peu nerveux et en même temps, comme l'a dit Stéphane, le tout premier jour de notre tour du monde!

Derniers coups de téléphones en route vers l'aéroport, Guy et Véro, nos amis deux fois tourdumondistes qui sont à fond avec nous!

Et bientôt vient le moment de passer le contrôle et de dire définitivement au revoir, et à dans un an...

Rires nerveux, joie, larmes, le cocktail du départ!

Nous avons eu tout simplement, le courage d'oser.

vendredi, 13 août 2010

Questions - Réponses

Quel a-été votre pays préféré?

Top five des questions les plus posées, il est pourtant dur d'y répondre!  Chaque destination a ses propres charmes, et souvent les rencontres font les souvenirs inoubliables!

Nous avons été particulièrement charmés par l'Asie du sud-est, mais aussi par l'Afrique du Sud, la Nouvelle- Calédonie, la Nouvelle-Zélande, l'Argentine! Donc impossible de s'en tenir à un et unique pays!

Où logiez-vous?

Contrairement à ce que certains croient/croyaient la majeur partie du temps nous étions dans du dur, et non pas dans la rue! ;)

Nous avons essayé de privilégier le logement chez l'habitant, dans la mesure du possible, expérience magnifique de partage.

Le reste du temps nous étions en auberge de jeunesse, camping, parfois hôtel, selon le niveau de vie du pays et notre budget, mais aussi les bus, les avions et une nuit à l'aéroport.

Les endroits insolites où nous avons dormis : un ancien train transformé en hôtel arrété le long de la plage ; dans un monastère ( réveillé à 4h du mat' par la prière des moines! ) ; dehors dans l'outback ; dans le van, ...il faut voir les photos pour comprendre le côté " insolite "! ; dans un hotel construit entièrement en sel.

Comment vous déplaciez-vous?

La base du voyage s'est effectuée en l'avion et en bus. Mais nous avons aussi loué par ci par là une voiture, un van, des mobilettes, des vélos. Nous avons fait l'expérience des bus locaux, des taxis collectifs ( 8 personnes dans une voiture traditionnelle, on crée des liens! ), le train, le "bamboo train ", les tucs-tucs, les rickshaws,... Sans oublier, bien sur la marche à pied!! Des heures et des heures durant...

Et la vie à deux, pas trop dur?

Une chose de rassurante, on connaissait tous deux nos qualités et nos défauts respectivements avant de partir. Nous n'avons pas eu le sentiment de découvrir une partie cachée de l'autre.

En voyage, on change et l'autre aussi change. Notre vision des choses, notre capacité d'adaptation et d'acceptation évoluent au fil des circonstances. On apprend ensemble à se découvrir soi-même et l'autre dans des situations que l'on ne rencontre pas, ou peu, dans notre quotidien. Le respect et la tolérance sont deux notions essentielles.

Ce n'est pas au bord d'un lagon bleu transparent, quand on joue avec les petits poissons que surviennent les tensions ; mais plutot au sortir d'un bus de nuit quand on a passé une nuit épouvantable, l'un des deux est malade, il faut porter les sacs, prendre ses repères rapidement pour trouver un logement ... Pour peu que la recherche se complique, l'ambiance peut tourner à la rigolade amère!

Alors oui, il y a eu quelques chamailleries. Compensées par tellement de moments incroyables, qu'on les oublie vite!

Avez-vous été malade?

Trois "touristas" pour Olivier, une pour Sophie. Rien d'alarmant.

Qu'est-ce qui vous a le plus manqué?

La tarte flambée, alsaciens pour de bon!!!

Qu'est-ce qui vous a le moins manqué?

Le repassage et le ménage ( pour Sophie ), dur, dur de s'y remettre! L'alarme du réveil, pour Olivier!

Niveau budget avez-vous tenu vos estimations?

Oui, par contre très rapidement on se rend compte que si on part budget serré ce n'est pas drôle tous les jours! Nous étions partis plus riches que nos estimations, et on a bien fait!  Passé l'Australie ( pays cher ), nous étions plus ou moins fixé quant à nos ressources, et du coup on s'est permis quelques petits extras!

Une seule certitude par contre, plus on a d'argent plus on en dépense!

Pas trop dur le retour?

Très honnètement, la première semaine c'est la douche froide. Le plus dur à admettre, c'est que le rêve se termine, déjà... ( au risque de choquer ). Un an, finalement ça passe très, très vite!

De plus, l'aspect psychologique est une chose mais il y a aussi l'aspect matériel à prendre en compte. Chose à laquelle on ne pense pas forcément quand on décide de partir, il nous parait essentiel de bien préparer le retour. Nous avons eu la chance de retrouver tous les deux nos emplois, notre appartement et nos meubles.

A refaire?

On repart quand?!?!

Pour ceux qui hésitent encore ( à partir ), dites-vous bien que le plus dur c 'est de prendre la décision! Au bout de deux mois sur les routes, on se faisait la réfléxion, si on avait su, on serait parti depuis longtemps!

vendredi, 30 juillet 2010

Où sommes-nous?

Petit mensonge, pour une grande surprise ...

Au lieu de prendre le bus de nuit pour Mendoza, le 12 juillet nous sautons dans l' avion de Buenos Aires direction ... Madrid!

Nous décidons en effet de nous arrêter deux semaines en Espagne, pour profiter du soleil, des tapas, de la sangria.

Retour en douceur, le temps de se réacclimater à la vie européene. Nous sommes accueillis avec chaleur, par notre ami Louis qui nous attend avec impatience pour une visite guidée personnalisée de cette belle capitale espagnole et les premiers récits de voyage commencent. Nous sommes contents de partager nos aventures, bien qu'en racontant notre expérience, nous réalisons aussi doucement qu'elle se termine, déjà!

Nous passons donc quelques jours à arpenter les rues de Madrid, admirer ses beaux monuments, flâner dans les parcs ou sur une terrasse, se rafraîchir au bord des fontaines. La douceur de la vie en Europe, les rues sont propres, l' architecture des hauts bâtiments est magnifique, la ville est organisée, mais chère aussi ( par rapport à ce que nous avons connu )!

Nous choisissons comme dernière destination Barcelone, ville symbole de nos toutes premières vacances quand nous nous sommes rencontrés. Pas de pression, nous sommes déjà venus donc nous flânons tranquillement dans la ville, ce sont nos derniers jours de liberté à deux.

Tous les jours nous allons à la plage en se promenant : un trajet de quarante minutes nous prend quatre heures. Chaque banc à l'ombre, la marché, un bar sympa font l'objet d'une petite pause. Nous retraçons notre parcours d'une année, sans vraiment réaliser tout ce qu'on a vu et vécu.

Prochaine destination Baden- Baden et finalement Strasbourg, notre terre natale!

Et nous attérissons juste a temps, pour s'inviter au restaurant grec prévu par nos parents, sans nous, ... Gourmands au possible, il ne fallait pas s'imaginer qu'on allait louper cela.

Sacs sur le dos, nous faisons une arrivée-surprise et retrouvons Papa Francis, Maman Josiane, Papa Jean-Christian, Maman Laurence et Johnathan ( Merci soeurette, et Mesdames de la banque,... ). L'émotion est intense larmes, rires, une bière, deux cigarettes et on se décide tout de même à aller manger la famille au grand complet.

Il nous a été assez difficile de leur mentir, voilà pourquoi nous avons fait croire à tout le monde que nous étions en Argentine, plus crédible du coup.

Depuis une semaine que nous sommes de retour, les jours s'enchaînent à une allure folle, la famille, les amis, l'emménagement, nous n'avons pour le moment pas trop le temps de réfléchir et temps mieux.

A venir, les dernières photos, nos impressions, petite rétrospection, cependant comme en voyage nous n'avons pour le moment ni internet ni téléphone.

Au jour d'aujourd'hui nous sommes physiquement en Alsace mais l'esprit voyage encore, pour l'attérissage il faut laisser le temps au temps.